Méditation du 12 juin 2022 par Norbert ROUANET

Lettre aux Romains 5 versets 1 à 5
Jean 16 versets 12 à 15 ( la vérité )

Tout au long de l’Évangile de Jean, Jésus va s’interroger sur la Vérité. A la fin de ce même Évangile, Pilate en signant la condamnation à mort de Jésus va se demander ce qu’est la Vérité.

Mais en bon politique, il s’en lave les mains. La recherche de la vérité fait partie des préoccupations spirituelles ou intellectuelles de tous les peuples et de tous les temps.

C’est en son nom que l’on a fait les meilleurs et les pires des choses, c’est en son nom que l’on a fait taire les uns en les tuant, ou que l’on a fait crier les autres en les torturant. Et on le fait encore .

La Vérité est donc au cœur de la Bible, car le Dieu d’amour, le Dieu de paix ou le Dieu de l’espérance, est aussi le Dieu de vérité, c’est ce que disaient déjà les rabbins à l’époque de Jésus qui lui-même ouvrait la voie qui mène à Dieu en disant « je suis le chemin la vérité et la vie » (14/6)

Dans le passage de l’Évangile que nous avons lu,

alors que Jésus parle de vérité, il laisse entendre que la vérité n’est pas encore de l’ordre du présent et qu’elle est de l’ordre du futur: « l’Esprit de vérité vous conduira » dit-il.

La connaissance parfaite de la vérité reste quelque chose qui est en devenir. Cela veut dire que notre appartenance à Jésus Christ ne va pas nous permettre de découvrir en un instant la vérité.

Elle fait partie de la foi, mais elle n’est pas la foi. La foi est une intuition qui peut brusquement se transformer en certitude.

On peut dater le moment où on la reçoit, mais la vérité demandera une plus longue approche, un travail personnel sur soi, une découverte progressive des choses.

La foi, c’est la certitude de l’amour de Dieu pour nous,

par contre la vérité consiste à pénétrer par la foi, grâce au saint Esprit dans l’intimité du cœur de Dieu. Jésus ici prépare ses proches aux différentes étapes de la vie spirituelle qui les attend.

Dans un premier temps ils recevront le choc de la foi en découvrant le tombeau vide.

Puis dans un second temps ils chemineront en compagnie de Dieu à la découverte de la vérité.

« Qu’est-ce que la vérité? »

Demandera Pilate en se lavant les mains quelques jours après cet entretien de Jésus avec les siens. Pilate signifie par ce geste qu’il ne s’implique pas dans la mort de Jésus.

Pourtant il va envoyer à la mort, sans état d’âme particulier, celui qui justement se propose de l’entretenir de la vérité, c’est dire que la vérité n’a aucun attrait pour lui,

tout au moins la vérité telle qu’elle émane de Jésus.

Pour Pilate, la vérité, c’est l’ordre, la discipline et la soumission. La vérité se limite à sa préoccupation immédiate sa soif de pouvoir , protéger son statu . Il ne la vit que dans l’instant, mais cette vérité là est éphémère, elle est très vite érodée par le temps., de bourreau il deviendra victime

Ainsi y a-t-il plusieurs vérités, il y a celles qui appartiennent à la logique des hommes, qui varient au gré du temps et des modes.

Elles sont multiples et prennent différentes formes suivant les temps et les moments et nous le voyons en ce moment d’élection , chacun a sa part de vérité .

Mais il y a aussi une vérité qui dépasse l’homme , qui ne s’accomplit qu’en Dieu.

Il y a donc des vérités : Il y a la vérité toute relative qui est celle des hommes et qui s’oppose au mensonge tel que les hommes le conçoivent,

(mais qu’est-ce que le mensonge? Il est oubli ou manipulation ?)

et puis, il y a une vérité qui nous dépasse, qui vient d’ailleurs et qui est la seule qui soit digne de retenir notre intérêt parce qu’elle vient de Dieu, parce qu’elle est en Dieu. Sa recherche ne préoccupait pas particulièrement Pilate, comme nous l’avons vu, ni ne préoccupe pas beaucoup de nos semblables,

Cette deuxième vérité nous dérange parce que pour y participer, il va falloir y consacrer du temps.

On n’y entre que patiemment, et partiellement, en approfondissant sa foi et en se laissant provoquer par le saint Esprit.

Cette quête réclame toute notre attention de chrétien nous la cherchons toujours cette vérité et quand nous croyons l’avoir trouvée , elle nous échappe et nous continuons dans nos doutes la recherche de cette vérité .

Beaucoup d’entre nous pourtant limitent leurs relations à Dieu à l’acte de foi par lequel ils découvrent qu’ils sont sauvés par grâce. J’ai dit tout à l’heure que cet événement pouvait être soudain,

et qu’on pouvait même le dater. Et cela suffit à en satisfaire beaucoup. La liste de leurs noms remplit les fichiers paroissiaux, mais ils ne se bousculent pas sur les bancs de nos temples. Ils sont convaincus de la gratuité du salut !

On le leur a tellement répété qu’ils n’éprouvent pas le besoin de fréquenter nos assemblées pour permettre à leur connaissance de Dieu et de la vérité d’évoluer.

A quoi bon venir au culte pensent-ils pour recevoir le pardon qui est sans cesse renouvelé gratuitement?

Pourtant, Calvin flairant le danger, avait enseigné que le salut reçu par la prédestination, n’était pas à tout jamais acquis et qu’une saine fréquentation de nos assemblées pouvait aider à le conserver.

Mais nous n’avons pas retenu cet aspect de l’enseignement du Réformateur et nous avons continué à prêcher la gratuité du salut, tout en laissant les plus malins priver nos temples de leur présence .

En fait, la foi n’est que le premier aspect, le premier mouvement de notre relation à Dieu.

Elle place Dieu devant nous comme Sauveur et Libérateur, mais sauveur de quoi?

ou Libérateur de qui?

Le secret de notre foi dépend maintenant de la manière dont nous allons approfondir notre connaissance de Dieu.

Notre foi , il me semble ,doit se rempli d’un contenu qui va donner du sens aux termes de Sauveur et de Libérateur qui qualifient Dieu.

C’est ainsi que nous entrons dans la recherche de la Vérité.

Pour cela, Dieu vient vers nous.

Son Esprit rencontre notre esprit, il parle à notre intelligence,

il donne du sens à notre réflexion et la vérité sur Dieu prend corps lentement.

Elle mettra toute notre vie terrestre à se façonner et à approcher au plus près la réalité de Dieu.

Le salut est acquis une fois pour toute,

mais la connaissance du salut nécessite un compagnonnage de tous les jours avec Dieu dont une des étapes est le temps du culte dominical et le cheminement avec nos frères et sœurs quels qu’ils soient.

Nous savons bien sûr que la recherche de la vérité n’était pas le seul fait de Jésus. Beaucoup avant lui cherchaient depuis longtemps à approcher la vérité de plus près. Les maîtres de la Loi, ses contemporains disaient que l’existence du monde reposait sur 3 choses: la vérité, la justice et la paix, la Vérité était la première et servait même à définir Dieu.

Dieu n’avait-il pas abordé une première fois cette notion de vérité en donnant la Loi par la main de Moïse?

Mais cette Loi, transmise par un homme n’était qu’une ébauche de la vérité et elle impliquait un désir de dépassement que les prophètes avaient formulé de différentes manières.

La Vérité que propose Jésus consiste donc à entrer dans ce partage avec Dieu.

L’Esprit de Jésus permet à ceux qui le reçoivent de participer dès maintenant à toutes ses promesses.

La vérité consiste donc à entrer par l’action du Saint Esprit dans la proximité de Dieu afin que ce soit lui qui inspire les décisions que nous prenons et qui motive les actions que nous faisons.

Il ne s’agit donc pas de s’asseoir sur le bord du chemin en disant « Dieu voulant ».

et en laissant passivement Dieu agir. Il s’agit plutôt d’un combat sur nous-mêmes où nous prenons nos décisions en fonction de notre relation à Dieu.

Cela n’implique pas pour autant des résultats spectaculaires. En agissant ainsi, nous tentons seulement de mettre nos actions en conformité avec la volonté de Dieu, sans préconiser de la suite à venir.

En agissant ainsi, nous ne sommes pas plus sauvés que les autres et nous ne les devançons en rien dans le royaume ou dans la faveur de Dieu,

nous répondons seulement à notre vocation de Chrétien et ainsi nous permettons que s’entrouvrent un peu plus les portes du Royaume. La seule satisfaction que nous pouvons en retirer c’est d’avoir essayé d’être fidèles à notre Dieu, et de faire un pas avec lui sur le chemin de la vérité. Amen

ANNONCES

Un petit groupe de paroissiens est parti rejoindre Jeannine et Jean-Louis Prunier à Perros-
Guirec et rentre ce soir.

Du 14 au16 juin, nos Pasteurs seront en Pastorale Régionale à Agen.

Mardi 7 Juin :
Relâche pour le cercle de l’amitié ?
Le Refuge viendra pique-niquer à Rouvière.

Jeudi 9 Juin : à 15 h : culte au Refuge.
A 18 h 30, Agapé présente au Palais des Congrés « Les villas de la bourgeoisie industrielle de
la vallée du Thoré » par Sonia Servant.
A 20 h 30, répétition de la chorale à Rouvière

Vendredi 17 Juin, à 13 h 15, réunion du Bureau à Rouvière
A 18 H 30, à Lagoutine, Agapé organise une conférence intitulée « Euthanasie, pour ou
contre » avec le Pasteur Franck Bergeron et le Docteur Roselyne Lauverjat.

Samedi 18 Juin, à 16 h 30 à Rouvière, mariage de Fabienne Picke et Didier Jean
A 19 h, le groupe 20/50 se retrouvera chez Anne Noël

Dimanche 20 Juin, Culte intergénérationnel à 10 h 30 au Temple Av. Rouvière suivi du
repas et d’une sortie pour la catéchèse.
A 17 h, Agapé présente à Lagoutine le film « Va, vis et deviens » suivi d’un débat.

Séjour à Perros- Guirec
A l’heure où je poste sur le site, toute la bande se trouve sur la route : Bon retour à vous toutes et tous et pas d’imprudence surtout ( Il y a ma Maman avec eux !!!)