Méditation du 13 juin par le Pasteur Fidy RAKOTOZAFY

Et voilà encore qu’à travers le texte de l’Evangile de Marc que nous venions d’entendre, Jésus parle en parabole, comme s’il n’avait pas d’autres moyens de communiquer aux auditeurs de son époque que par une parabole. Autrement dit, au lieu d’utiliser un langage simple et compréhensible à tous, en français courant par exemple, il emploie une parabole. Souvenez-vous ce que signifie une parabole ? Il s’agit d’une histoire, tirée du domaine de la vie quotidienne, que Jésus raconte pour réveiller, faire réfléchir ses auditeurs, pour les faire sortir de leurs raisonnements plutôt fermés mais pas ouverts et les guider vers les réalités du Royaume de Dieu.

Certes, le royaume de Dieu n’est pas quelque chose de simple à définir. C’est la raison pour laquelle, Jésus ouvre à chacun-e à travers une parabole la possibilité de chercher les sens de l’histoire ou d’autres pistes de réflexion selon sa perception, son ressenti, sa compréhension.

Qu’appelle-t-on Royaume de Dieu ? Dans la Bible, le Règne de Dieu ou le Royaume de Dieu ne désignent pas un espace géographique. C’est un mystère. Il n’est pas localisable à l’œil nu ni saisissable ni enfermé dans un bâtiment avec quatre murs et un toit. Le Règne de Dieu est invisible mais il est présent dans la création et en chacun-e d’entre nous, il est au milieu de nous. (Luc 17,21). Comme témoigne Emilie, un élève de 4ieme « Dieu n’a pas de visage car il ne veut pas nous attirer par la beauté mais par autre chose de plus profond. Il n’est pas une image définie, il est celui qui s’adopte en chacun ». Ainsi, Dieu est vivant, il est Roi mais un roi caché, dont le règne arrive lentement, dans le secret des cœurs. Du coup, on n’a pas à faire quoique ce soit pour construire son règne en nous. C’est à dire il n’est pas nécessaire de réaliser aucune action pour être digne de le mériter. Non, il nous est demandé simplement d’être disponibles pour le recevoir tels que nous sommes. C’est Dieu même qui se déplace pour nous rejoindre. Comment ? Par sa Parole, par une parole d’un autre que nous. Dieu n’a pas de bouche mais utilise celle d’une personne pour parler : moi, toi, un(e) ami(e), parents, un inconnu….la nature.

Dieu vient en nous par sa parole, c’est recevoir son règne dans nos cœurs et le laisser grandir en nous. « C’est comme une graine de moutarde, la plus petite de toutes les graines du monde, quand on la sème dans la terre. Mais quand on l’a semée, elle monte et devient la plus grande de toutes les plantes du jardin. Elle pousse des branches si grandes que les oiseaux des cieux font leurs nids à son ombre. ».

En réalité, du point de vue botanique, c’est la semence d’orchidée qui est la plus petite de toutes les graines de toute la terre. Mais du temps de Jésus c’était la graine de moutarde.

Mais l’important c’est de retenir que cette petite graine minuscule qui a été plantée au départ, enfouie sous la terre, a donné des grands résultats visibles plus tard. Il faut bien souligner le contraste de grandeur entre ce qu’elle était cette graine avant et ce qu’elle est devenue après. Petite, insignifiante, elle est devenue énorme et une source de vie, un lieu d’accueil indispensable pour les oiseaux, insectes, animaux et ses fruits permettent de nourrir les hommes. Vous les petits enfants, les jeunes, vous avez votre place dans l’Eglise et participez à la proclamation de la bonne nouvelle de Jésus-Christ tels que vous êtes, par tout ce que vous faites de bien, de mieux pour les autres. Dans votre jeunesse, n’ayez pas honte ni peur de vivre votre foi, ce que nous croyez.

Quelle est la Parole de Dieu qu’il sème dans nos vies ? C’est la justice, la paix, l’amour, le pardon, la joie. En effet, c’est toute parole qui donne vie, qui fait vivre, qui interpelle les hommes à prendre une décision de militer contre toute forme d’injustice, de violence, de rejeter toutes haines et méchancetés gratuites, les rancœurs et amertumes.

La Parole qui fait vivre c’est une graine d’espérance pour celui ou celle qui la reçoit.

Et ce qui extraordinaire c’est que le semeur n’a pas à se faire de souci du processus de sa croissance, c’est-à-dire à essayer de comprendre comment il croit. Mais bien évidemment, tout bon travailleur agricole prend soin de sa propre culture. Il commence par labourer la terre, met des engrais, il sème les graines de semence, il arrose quand il faut, il supervise et veille sur son exploitation…mais en aucun cas il est capable de contrôler un par un la croissance de chaque graine semée. Ce non maitrise de l’existence, de la situation s’appelle la foi. C’est la même racine que la confiance, confidence. Cela vient du latin confidere : cum, « avec » et fidere « fier ». Cela signifie, en effet, qu’on remet quelque chose de précieux à quelqu’un, en se fiant à lui et en s’abandonnant ainsi à sa bienveillance et à sa bonne foi (Définition Revue étude Cairn Info). L’homme assume sa part de responsabilité mais il ne faut pas oublier que c’est Dieu qui fait croitre comme dit Paul en 1 Cor 3,7. C’est lui le maitre de la croissance des graines semées, et c’est sur lui que notre vie se repose et que notre espérance devienne une espérance vivante. Vivre la parole de Dieu, c’est lui faire confiance même si ce n’est pas toutes les graines qui ont pris racine et même s’il n’y en a aucune. Vivre la parole de Dieu, ne consiste pas à s’arrêter sur les échecs ni se fixer sur les ratés de la vie mais c’est croire que tout est encore possible, qu’on peut toujours recommencer à zéro, qu’on peut toujours progresser. Vivre la parole de Dieu, c’est croire que les difficultés ne sont pas insurmontables, c’est se relever, se mettre en route pour semer des germes de vie, d’espérance et d’amour autour de nous, dans ce monde qui nous attend et où Dieu nous envoie, tous ensemble, petits et grands. C’est peut-être infaisable, un rêve mais ce n’est pas impossible à réaliser. Le Royaume de Dieu vient vers nous mais il est aussi déjà là. Il est une réalité vivante dans la foi en la personne de Jésus-Christ, la Parole de vie, notre Espérance.

Persévère,

Tiens bon,

Amen.

Mot de la Présidente

Chères et chers ami(e)s,

Voici quelques annonces concernant notre Paroisse.

  • Mardi 15 Juin, les pensionnaires du Refuge iront pique-niquer à la Tourette.

L’après-midi les 2 ecclésioles de la Tourette et de Michel Bardy se retrouveront à 17 h à Rouvière.

  • Mercredi 16 Juin, le Conseil Presbytéral se retrouvera pour sa dernière séance avant l’été à 18 h 30 à Rouvière où nous accueillerons notre Présidente de région, Anne-Marie Feuillens.
  • Jeudi 17 Juin, à 15 h, culte au Refuge,

A 18 h, à Rouvière, rencontre œcuménique présidée par le Pasteur Franck Bergeron.

  • Samedi 19 Juin, les participants au voyage à Perros Guirec se retrouveront à 16 h à la Tourette pour réfléchir sur le report en 2022.
  • Dimanche 20 Juin, culte à 10 h 30, à Rouvière.

RAPPELS

  • Permanence à la Tourette, les samedis après-midi de 15 à 17 h, pour consulter, acheter des livres d’occasion à très bas prix sur le thème « religieux » au sens très large, tout en discutant autour d’un café si vous le souhaitez.
  • Durant les mois de Juillet et Août, 4 cultes seront célébrés dans le jardin de Rouvière.

Ce sera les 11 et 18 Juillet et les 22 et 29 Août.

  • Une première réunion a eu lieu mercredi dernier pour commencer à réfléchir à l’accueil du Synode National du 26 au 29 Mai 2022. Des référents ont été nommés et chacun d’eux constituera une équipe pour les différentes commissions.

Nous savons que nous pouvons compter sur chacun de vous, d’une manière ou d’une autre et nous vous en remercions.

 Bonne semaine à chacune et chacun d’entre vous.

Très fraternellement.

Josiane Estrabaud, Présidente du Conseil Presbytéral