Méditation du 18 avril (Culte intergénérationnel) par le Pasteur Fidy RAKOTOZAFY

Luc 24,35-48

A Pâques, nous avons célébré la victoire de la vie sur la mort, autrement dit, la croix de la mort n’est pas la fin de la vie. Le tombeau est vide, Jésus, le crucifié est vivant. Comment peut-on croire à cette vieille histoire qui a été raconté il y a déjà plus de 2000 ans et qu’on a déjà entendu à plusieurs occasions ? Y a-t-il un rapport entre la résurrection du Christ et notre vie d’aujourd’hui ?

Si on définit la résurrection avec les mots actuels, je le dirai comme ceci : c’est tout ce qui tire de la mort vers la vie à travers des actes et paroles, la pensée, l’intention. Du coup, on peut le traduire comme ceci : dans la situation dans laquelle je me trouve maintenant, je ne me laisse pas abattre ni par les échecs ni les découragements mais je me laisse interpeller par une parole qui me dit « prend courage, lève-toi, avance, choisis la vie. Je serai toujours avec toi, ne crains pas, aies confiance ». Cette parole devient une vérité pour moi qui chasse mes craintes et me donne la paix, qui me met en marche, me fait grandir dans la foi, me donne la force d’aller la rencontre des autres. Si la parole du Christ est vivante en moi, ils croiront que le Christ est vivant.  

Ainsi, selon cette première définition, je peux affirmer que je croix à la présence du Christ vivant dans la vie de tous les jours sans que je puisse fournir aucune preuve visible.

L’Evangéliste Luc nous raconte aux Actes des Apôtres chap.1 qu’il est monté au ciel. Mais en réalité, il n’est pas resté là-haut très loin de nous, de notre réalité de vivre, comme s’il ne se souciait pas de nous. Non, il ne nous a pas abandonnés seuls dans nos misères et nos inquiétudes. Mais il est présent, au milieu de nous comme il a promis même si parfois nous lui sommes infidèles, à chaque rencontre lorsque deux ou trois s’assemblent en son nom. Même lorsque nous sommes seuls à la maison, au jardin, dans la rue, au travail. Il est aussi présent avec nos familles, nos amis, sans famille, avec ceux qui sont malades à domicile ou à l’hôpital, en prisons, même avec ceux qui ne nous aiment pas ou que nous avons du mal à aimer ou à pardonner.   

Mais certes, reconnaitre le Ressuscité n’est pas si simple comme le cas des disciples. Il n’y a pas de formules mathématiques magiques ni un ordinateur puissant ni un logiciel de reconnaissance faciale ou vocale comme nous avons maintenant sur nos téléphones portables qui nous aideraient à déterminer facilement son identité. Cependant, il est présent, il se fait connaitre quand on ne le perçoit pas mais il est absent quand on est tenté de le saisir, de l’enfermer dans un cadre, dans une institution ou à un moment donné. Le seul moyen possible pour le reconnaitre c’est par la foi. La foi vient de la Parole que l’on entend et que l’on reçoit comme une vérité dans nos vies. La foi s’installe et prend effet lorsqu’on fait confiance à la Parole de Dieu, à une parole qui fait vivre, qui nous tire des ténèbres vers la lumière, qui nous délivre de l’esclavage à la liberté, qui nous sort de l’égoïsme au partage, qui nous délivre de la méfiance à la confiance, de la haine à l’amour.

En effet, l’expérience des pèlerins d’Emmaüs aux versets 13 à 35 du Chap.24 nous apprend que le Christ invisible accompagne parfois les hommes sur la route qu’ils croient parcourir seuls. Et un peu plus loin, Luc met en scène un Ressuscité différent, c’est-à-dire sa présence au milieu des disciples est insaisissable dès qu’ils le reconnaissent à travers la cène, c’est-à-dire à la fraction du pain. Cela rappelle à un moment de communion qu’il avait déjà vécu avec eux.

Mais au contraire dans le récit que nous venions de lire, le Christ se laisse voir, toucher de la main les disciples. Il va jusqu’à leur prouver la résurrection en consommant des poissons qui rappellent encore le repas pascal. Toutes ces séries d’apparitions du Christ n’ont pour objectif que d’interpeller les disciples à croire. Il est réellement vivant mais n’est pas un fantôme.

Permettez-moi de vous lire ce texte qui a fait le tour du monde des réseaux sociaux, d’un auteur inconnu qui s’intitulerait « Des pas sur le sable ».

C’est l’histoire qu’une personne qui a rêvé en marchant le long d’une plage, en compagnie du Seigneur. Au début, quand il regarde en arrière, il a vu qu’à chaque scène de sa vie, il y voyait deux paires de traces sur le sable : l’une était la sienne, l’autre était celle du Seigneur. Plus tard, au fil des années, il a remarqué qu’en certains endroits, il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, et cela correspondait exactement avec les jours les plus difficiles de sa vie : grande angoisse, peur et douleur. Il se dit mais Seigneur, tu m’as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie. Mais j’ai remarqué que dans les pires moments de ma vie, il n’y avait qu’une seule trace de pas. Je ne peux pas comprendre que tu m’aies laissé seul aux moments où j’avais le plus besoin de Toi. Et le Seigneur répondit : « Mon fils, tu m’es tellement précieux ! Je t’aime ! Je ne t’aurais jamais abandonné, pas même une seule minute ! Les jours où tu n’as vu qu’une seule trace de pas sur le sable, ces jours d’épreuves et de souffrances, eh bien : c’était moi qui te portais. ».

Le Christ, pleinement présent en Dieu, se révèle à travers les rencontres, les Ecritures, la cène mais aussi le baptême. C’est à nous de transmettre la vie et la joie que nous avons reçu afin que la résurrection soit aussi possible aux autres dès maintenant.

Cet arbre était nu au départ, sans aucune feuille verte ni vie. Il était presque mort. Mais petit à petit la vie reprend, il devient un arbre vivant porteur d’Esperance et de joie. L’arbre n’a rien fait d’extraordinaire pour le mériter. On lui a tout donné. De même, nous recevons de Dieu la vie gratuitement en abondance en Jésus-Christ qu’on appelle la grâce.  

La foi est un élan : chante, aime, pardonne, prie, partage, invente, danse, sourit, réjouit…

Que la grâce de Dieu renouvelle notre confiance en lui. Amen

Mot de la présidente.

Chères et chers ami(e)s,

Voici quelques annonces concernant notre Paroisse.

Mardi 13 Avril, ont eu lieu les obsèques d’Odette FERNANDEZ, à l’âge de 94 ans, au Temple de Labastide.
Samedi 17, un culte d’action de grâce s’est tenu au Temple de Pont de l’Arn, suite au décès à Paris, le 2 Avril 2020, de Laurent ESTRABAUD à l’âge de 74 ans.

Pour cette semaine

  1. Mercredi 21 Avril, à 15 h, à Rouvière, ecclésiole du groupe de la Tourette.
  2. Jeudi 22 Avril, culte au Refuge à 15 h.
    A 19 h, Conseil Presbytéral en visioconférence.
  3. Dimanche 25 Avril, culte à 10 h 30 à Rouvière avec la Pasteure Magalie SCHVARTZ, en échange de chaire avec le Pasteur Franck BERGERON qui fera le culte au Temple de Roquecourbe.

les journées paroissiales connectées sont toujours ouvertes pour votre plus grand plaisir : Alors n’hésitez surtout pas à passer vos commandes .
http://www.epu-mazamet.org/?page_id=1899

Bonne semaine à chacune et chacun d’entre vous.
Très fraternellement.
Josiane Estrabaud, Présidente du Conseil Presbytéral