Méditation du 17 janvier par René FARENC

LECTURES : Matthieu 6 / 25 à 34

CHANTS : 255 , 630, 626

L’INQUIETUDE

Nous venons de tourner la page de l’année 2020 ; une année marquée par des évènements dramatiques liés à cette pandémie qui a secoué, et qui secoue encore aujourd’hui le monde.

Une année marquée aussi par l’épreuve par laquelle de nombreuses familles sont passées avec la perte d’un être cher.
Alors, s’il fallait résumer, en un mot, ce que beaucoup ont ressenti, dans ces temps si difficiles, le premier qui nous vient à l’esprit serait, sans conteste, l’inquiétude.
Inquiétude : littéralement, la définition est la suivante : état d’agitation causée par la crainte, l’appréhension, l’incertitude.
En ce début d’année, il y a tellement de sujets porteurs d’inquiétude et d’angoisse ! les flots de mauvaises nouvelles qui déferlent sur nos vies, en permanence, nous assaillent de toutes parts.
Ce matin le passage de l’Evangile de Matthieu qui sert de support à notre méditation, nous délivre un message qui nous conduit de l’inquiétude à l’apaisement. Si Jésus aborde, avec ses disciples, cette question de l’inquiétude, dans le sermon sur la montagne, c’est justement parce que c’est un thème important pour tous.
Dans le fond, l’aventure de la Foi en Dieu est étroitement liée à cette question pour nos vies. Et je voudrai aborder avec vous cette réflexion sur plusieurs aspects.
Tout d’abord, Jésus sait que l’être humain « est la plus belle fontaine à inquiétude que la terre ait portée ».
En effet, qui d’entre nous n’a pas développé d’inquiétude pour une raison qui finalement n’avait pas trop d’importance. Ce phénomène d’amplification de nos peurs, de nos angoisses, est un mécanisme bien connu des psychologues et des philosophes. L’un d’eux, Sénèque, écrivait à l’époque de Jésus : » il y a plus de choses qui me font peur que de choses qui me font mal ».
Mais reprenons notre texte au tout début, lorsque le Seigneur vient toucher le plus profond de notre être, en affirmant : « c’est pourquoi, je vous le dis, ne vous inquiétez de rien ».
Dans le fond, l’inquiétude n’apporte aucune solution à nos problèmes.
C’est pour cela que Jésus a voulu attirer notre attention sur le simple fait qu’en laissant l’inquiétude nous envahir, nous risquions d’ouvrir une brèche à des problèmes, pire encore.
Ecoutons encore ce qu’il nous dit : « Qui, de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie ? » C’est une exhortation, à considérer les choses avec lucidité et clairvoyance.
L’inquiétude, telle une marée noir intérieure, peut nous submerger, nous étouffer. Que changerons-nous en ruminant des pensées obscures ?
Mais Jésus nous entraîne encore plus loin dans cette interrogation ; il touche les aspects matériels de notre vie : que mangerons-nous, que boirons-nous, de quoi serons-nous vêtus ? Et on pourrait ajouter à cette liste tellement d’autres interrogations ….

Nous vivons une époque où, comme le chante Jean-Jacques Goldman « les choses nous tiennent ».
Elles amplifient la sensation de sécurité qu’elles pourraient nous apporter. Et c’est bien cela le problème : les choses nous emprisonnent et l’idée de les perdre peut nous rendre malheureux et accablés.
Alors les paroles de Jésus « et moi je vous dis de ne pas vous inquiéter » peuvent nous paraître inappropriées. En les entendant, peut monter en nous la désapprobation et être tenté de répliquer à Dieu « d’accord, tu connais tout de nos vies, notre lot de souffrance, nos difficultés à vivre sereinement mais ce n’est pas toi qui portes notre peine, dans les épreuves qui nous accablent dans les deuils qui nous frappent »

Et bien justement, cette Parole est pour chacun de nous une Parole nouvelle.
« Ne t’inquiète pas » dit Jésus ; ce n’est pas une invitation à la fatalité pas plus à la résignation.
Au contraire ….. elle change notre regard et nous ouvre à la confiance, à l’apaisement.
A cet instant de la méditation, en prononçant le mot apaisement, je pense à vous les familles, aujourd’hui présentes pour ce culte du souvenir mais aussi qui êtes passées par la terrible épreuve du deuil, à laquelle s’est rajoutée , pour certains, la frustration de ne pas avoir pu organiser normalement les obsèques, comme vous le souhaitiez , à cause de la situation sanitaire.
Frustration aussi de n’avoir pu, parfois, accompagner sereinement les membres de vos familles, confrontés à la maladie, hospitalisés ou en EPADH, situation qui a engendré, pour vous, beaucoup d’inquiétude et ce, avant même la séparation. Il vous a fallu affronter, dans des conditions particulièrement éprouvantes, un chemin pavé d’amertume, de doute, de tristesse.

Mais si Dieu nous envoie ces épreuves, n’est-ce pas peut-être pour rendre plus ferme notre foi ? L’expérience, vécue dans la tristesse d’une séparation, peut être l’occasion d’un témoignage paisible, témoignage donné par la force de l’Espérance.
Jésus l’affirme : » Votre Père céleste sait ce dont vous avez besoin ». Quelle puissance dans cette déclaration. Il nous connaît, chacun, chacune, il se penche sur nos vies, il s’implique dans nos existences.
Si seulement nous acceptions de nous confier en lui !
Nous avons, depuis le début de cette prédication évoqué à plusieurs reprises le mot qui s’est immiscé dans notre quotidien.
Aujourd’hui il en est un autre qui monopolise notre attention, c’est le mot « vaccin ». Rassurez- vous, je ne vais pas m’étaler sur ce sujet ni en rajouter aux polémiques très médiatisées. Mais est-ce qu’un jour, les scientifiques, les chercheurs seront capables de mettre au point un vaccin pour lutter contre l’inquiétude. Ce qui est sûr c’est qu’il y a un antidote à cette situation, testé, expérimenté depuis des millénaires, la meilleure des thérapies pour trouver l’apaisement : cet antidote c’est la prière.
Par la prière, nous accédons à l’espace intérieur où nous sommes seuls avec Dieu, ne faisant plus qu’un avec Lui.
En reprenant notre texte, Jésus, après nous avoir invités à nous tourner vers notre Père Céleste, veut nous entraîner plus loin. « Chercher premièrement le Royaume et la justice de Dieu et toutes choses vous seront données en plus ». Cette parole nous met en mouvement.
Habité par cette confiance, la route partagée s’éclaire, l’inquiétude s’estompe. C’est sur cette voie que nos vies trouveront l’apaisement nécessaire.
Grace à cette perspective du Royaume de Dieu, la peine de chaque jour connaît un sens nouveau.
La peur de demain s’efface face à l’engagement pour aujourd’hui.
Tant d’histoires humaines se sont mises en mouvement en recevant cette Parole « Cherchez le Royaume de Dieu » Des vies transformées, un peu détachées des choses matérielles mais tournées vers les choses du cœur et de l’Amour.
Chers amis, notre Père Céleste sait, approchons-nous de lui.
Soyez en paix.

Mot de la Présidente

Chères et chers ami(e)s,

Voici quelques annonces concernant notre Paroisse.

Nous avons appris le décès de Monsieur Pierre Alquié de Montfort, le frère de Mme Jeanne Allier, décédé dans la nuit de vendredi à samedi. Ses obsèques auront lieu Lundi 18 à 15 h 30 au Temple Av. Rouvière.

Pour cette semaine :

-      Jeudi 21, à 15 h, culte au Refuge
  • Pour la semaine de l’unité des chrétiens qui se tient du 18 au 25 Janvier, compte-tenu du couvre-feu à 18 h, la célébration oecuménique se tiendra au Temple de l’Oratoire, Av. Rouvière le Dimanche 24 Janvier à 15 h avec l’EPU, l’Eglise catholique et l’Armée du Salut.
  • Vendredi 22, réunion du Bureau du CP, à Rouvière, 13 h
  • Dimanche 24, à 10 h 30, culte à Rouvière.

INFO RAPPEL :

Voyage à Perros Guirec (Bretagne)
Comme vous avez pu le lire dans le dernier journal paroissial, le projet de voyage du 28 Mai au 31 Mai, sous la houlette de Jeannine et Jean-Louis Prunier, dépend de plusieurs facteurs.
L’un d’entre eux est le nombre d’inscrits.
Si vous êtes intéressés, merci de contacter au plus tôt Jeannine au 06 30 80 19 61 ou

Bonne semaine à chacune et chacun d’entre vous.
Très fraternellement.
Josiane Estrabaud,
Présidente du Conseil Presbytéral