Culte du 10 janvier par le Pasteur Fidy RAKOTOZAFY

Nombreux sont mal en point aujourd’hui à cause de la situation pandémique qui tarde à s’améliorer. Atteints par la solitude, fatigués par l’incertitude de l’avenir, noyés dans des tonnes d’informations diffusées ici et là, on ne sait plus exactement ce qu’il faut faire ou pas. En dépit du bon sens, on finit par le sens de l’orientation. Nous devons être déboussolés comme ces Judéens qui étaient déportés et exilés à Babylone depuis 40 ans, après la chute de Jérusalem, vers 550 avant notre ère. Face à l’orgueil du roi païen et de l’idolâtrie de Babylone, le peuple a perdu son identité, ses habitudes, sa culture, et même sa foi.

Entendre ce vieux texte sorti de la bouche du prophète Esaïe en ce début d’année donne du baume au cœur. C’est comme les vœux de bonne année et de bonne santé qu’on reçoit des autres. Ça parait une habitude qui se répète tous les ans, mais au fond, on est quand-même content car on se dit on ne m’a pas oublié. On pense à moi. A notre insu, ces petites attentions envers quelqu’un, qui semblent répétitives mais bonnes, peuvent faire revenir la joie de vivre et d’espérer.

Dans le texte que nous avons lu, il s’agit d’une invitation qui insiste à ne pas rester s’enfermer et se lamenter sur son sort mais à bouger, à se déplacer pour recevoir la vie gratuitement, la vraie offerte par Dieu lui-même, c’est ce qui est essentiel pour la vie de l’homme. Dieu console son peuple en lui disant que l’exil cessera, celui-ci ne durera pas, que la liberté n’est pas loin ainsi que la possibilité d’un retour au pays, à Jérusalem.
Ainsi, la promesse de Dieu nous donne à croire que notre vie n’est pas réduite à jamais à ces multiples mesures sanitaires ni conditionnée par le Covid19 pour toujours. Bien que nous ne voyions pas encore le bout du tunnel, rien n’est perdu d’avance. Tout ce qui menace notre vie ne peut nous arrêter de vivre ni nous empêcher d’avancer dans la confiance. Rappelons-nous que la lumière et la joie de noël nous accompagnent et nous ouvrent le chemin de l’Espérance. Au cœur de nos combats et de nos incertitudes, nous pouvons compter sur la fidélité de Dieu envers nous. Ainsi, nous continuons à vivre dans la confiance malgré les incertitudes, les épreuves de la vie.

Dans ce texte, le prophète Esaïe insiste sur la gratuité, sur l’abondance de Dieu sans limite. Et par ailleurs, on retrouve des verbes d’actions qui appellent à vivre, à se mettre en mouvement avec confiance et bienveillance. Ainsi, pour nous équiper à traverser cette nouvelle année et les années qui viennent, je vous propose de retenir les trois mots clés suivants : PPE. P comme Parole de Dieu, P comme Pardon, E comme Espérance.

P comme Parole de Dieu. Dans la Bible le pain symbolise la vie. Elle préfigure Jésus-Christ. C’est la nourriture de base. Il s’agit de ne pas manger n’importe quoi mais se nourrir véritablement de la vraie nourriture qui apporte la vraie vie. « Ecoutez-moi donc et mangez ce qui est bon, et vous vous délecterez de mets succulents ». Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela consiste concrètement à écouter ce que dit Dieu, c’est-à-dire sa Parole. Et ensuite la manger, la savourer, la mastiquer avant de l’avaler pour retrouver toute sa saveur. C’est-à-dire ne pas avaler trop vite mais prendre le temps de bien digérer pour bénéficier et pour ne rien laisser passer tout ce qu’elle a de bon pour vivre. Dans le Nouveau Testament, ce qui fait vivre n’est plus une chose mais une personne. Jésus-Christ est le pain de vie : Jean 6, 35: « C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui met sa foi en moi n’aura jamais soif ». Jésus-Christ est la Parole de Dieu qui s’est faite chair. Celle-ci se trouve pleinement présente en lui. Elle procure une vie abondante gratuitement. Ainsi, l’écoute de la Parole de Dieu produit la vie véritable. Car elle fait grandir dans l’émerveillement et dans l’épanouissement personnel, dans la connaissance et dans la foi en Dieu, dans le respect et dans l’amour de notre prochain.

P comme Pardon. L’eau symbolise aussi la vie, elle désaltère et a une vertu de purification. Ecouter et s’approprier de la Parole de Dieu c’est aussi accepter d’être lavé et transformé par sa Parole, de changer de regard, de se laisser aimer par Dieu. Malgré nos reniements et nos manquements, Dieu ne nous condamne pas mais nous ouvre en Jésus-Christ la surabondance de sa grâce. Il pardonne de façon surabondante, sans limite, avec largesse au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Son pardon nous libérer de nos poids du passé, de tout ce qui tue notre vie, de tout ce qui nous empêche de rêver, de ce qui entrave à notre liberté. Recevoir le pardon de Dieu c’est de dire adieu à tous nos regrets et nos remords, à la culpabilité. C’est une nouvelle vie qui commence, c’est un nouveau départ qui s’ouvre devant nous où nous marchons dans la surabondance de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ.

E comme Espérance. Ecouter Dieu et vivre sa Parole nous procure le pardon, et enfantent l’Espérance. L’invitation à l’abondance et à la gratuité est adressée à tous ceux qui sont en manque de nourriture et d’eau, assoiffés de justice et d’amour, à ceux qui reconnaissent leurs fragilités et leurs limites. Car c’est dans la situation de manque qu’advienne l’Espérance et nous conduit à devenir des témoins, responsables de nos paroles et nos actes.

Comme les mages venus de loin pour rencontrer l’enfant Jésus, que l’Esprit de Dieu nous aide à reconnaitre la présence du Christ mort et ressuscité dans le pain et le vin. Si Dieu nous donne tout gratuitement et en abondance en Jésus-Christ, pourquoi ne pas choisir la vie véritable et de prendre désormais comme devise de notre vie le PPE, la Parole de Dieu, le Pardon, l’Espérance ?

Bonne et belle année 2021 à vous tous.
Amen.

Mot de la présidente du CP

Chères et chers ami(e)s,

Voici quelques annonces concernant notre Paroisse.

Samedi 9, le synode régional Sud-Ouest, qui n’avait pas pu se réunir comme prévu en Novembre à cause de la pandémie, s’est tenu en visioconférence. Pour le Consistoire du Tarn, nous nous sommes retrouvés 17, à Castres, dont 5 qui représentaient le secteur Tarn Sud : les 2 Pasteurs Franck Bergeron et Fidy Rakotozafy, Véronique Rouanet, Sylvain Guiraud et moi-même. Journée intéressante et riche en partage.

Pour cette semaine :

  • Jeudi 14, à 15 h, culte au Refuge
  • Dimanche 17, à 10 h 30, culte du souvenir à Rouvière. Cette année a été particulièrement difficile pour le déroulement des cérémonies d’obsèques à cause des consignes sanitaires ou du confinement.
    Ce culte spécial nous permettra de nous souvenir de ceux qui nous ont quittés pendant
    l’année avec les familles concernées par ces deuils.

La semaine de l’unité des chrétiens aura lieu du18 au 25 Janvier. Nous préparons avec l’Armée du Salut et l’Eglise Catholique une célébration qui, d’habitude, a lieu le soir à 18 h 30.
Cette année, cette célébration aura lieu au Temple de l’Oratoire, Avenue Rouvière. Nous avons retenu 3 possibilités, selon l’évolution de la situation sanitaire. Si tout reste stable, elle aura lieu le Mercredi 20 à 18 h.

Voyage à Perros Guirec (Bretagne)
Comme vous avez pu le lire dans le dernier journal paroissial, le projet de voyage du 28 au 31 Mai, sous la houlette de Jeannine et Jean-Louis Prunier, dépend de plusieurs facteurs.
L’un d’entre eux est le nombre d’inscrits.
Si vous êtes intéressés, merci de contacter au plus tôt Jeannine au 06 30 80 19 61 ou

Bonne semaine à chacune et chacun d’entre vous.
Très fraternellement.
Josiane Estrabaud,
Présidente du Conseil Presbytéral