Méditation du 2ème dimanche de l’Avent, 6 décembre

Proposée par le Pasteur Jean-Louis PRUNIER

Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu. »

Tous les mots comptent.

Le « commencement » nous rappelle celui de l’Évangile de Jean, et plus encore le premier mot
de la Genèse.

Il s’agit donc de quelque chose de nouveau, de jamais vu, de jamais connu.

Et ce commencement est celui d’une Bonne Nouvelle.

Une bonne nouvelle, ce n’est pas banal dans notre monde où les mauvaises nouvelles ne cessent de s’accumuler, où le présent comme l’avenir semblent s’obscurcir par des menaces de nouveaux virus, de nouvelles guerres, de nouvelles inondations dévastatrices, de nouvelles tempêtes destructrices, et j’en passe …

Une bonne nouvelle est en soi porteuse d’espérance.

Une Bonne Nouvelle qui surgit comme ça dans la nouveauté, on ne peut quand même pas la refuser, n’est-ce pas ?

Or qu’est que cette Bonne Nouvelle du commencement de l’Évangile selon Marc ?

Cette Bonne Nouvelle, pour Marc, c’est : « Jésus-Christ, Fils de Dieu. »

Marc nous donne à nous, lecteurs de son Évangile, une information formidable : il existe, dans le judaïsme, un fils du Dieu unique qui a nom Jésus- Christ.

Cela ne parait pas impensable à nous chrétiens blasés, mais cette information dépasse
tout ce que nous pouvons penser.

Il est vrai que les rois de l’Antiquité sont tous des fils de Dieu.
Alexandre le Grand en était un de même que son ennemi Darius III Codoman.

L’empereur de Rome en était un aussi, à l’image du pharaon égyptien. Tous étaient des fils du dieu anthropomorphique de leur culture, mais le Dieu unique du judaïsme, tout Esprit, ne peut avoir de Fils.

Nous voilà donc, à la fin d’un monde et au commencement de l’Évangile de Marc, nantis d’une information capitale, Jésus-Christ est Fils de Dieu, quoi qu’on puisse en penser, et
ceci est une vraie Bonne Nouvelle pour nous.

***

Tachons d’en savoir un peu plus.

Le texte du jour ne parle que d’un personnage qui, d’ailleurs, disparait après hors du récit.

Drôle de bonhomme, à l’aspect et au langage inusité.

Remarquons d’abord, par la première citation que l’auteur prétend être d’Esaïe, que Jean est un pur produit de l’Ancien Testament.

Lorsque Malachie (et non Esaïe) dit : « Voici, j’envoie un messager, il aplanira le chemin devant toi » (Ml 3, 1), le dernier prophète de l’Ancien Testament fait parler Dieu, qui envoie un messager, en l’occurrence Jean-Baptiste, et d’un autre dont le chemin doit être préparé.

Jean est donc le dernier prophète, le dernier des derniers, du Premier Testament.

Il apporte une parole finale, définitive, indépassable, il clôt l’histoire du salut de l’Ancienne Alliance.

Regardons ensuite son vêtement.

Il s’habille comme Elie : « Le roi leur dit : Comment était cet homme qui est monté à votre rencontre et qui vous a dit ces paroles ?

Ils lui répondirent : C’était un homme qui portait un vêtement de poils et un pagne de peau autours des reins.

Alors il dit : C’est Elie, le Tishbite. » (1 Roi 1, 7-8). Jean est donc bien un prophète.

Mais il y a plus.

Vêtu comme un pauvre hère, mangeant d’improbables nourritures, vivant dans le désert, cet homme de Dieu se présente en total contraste avec les opulents Sadducéens, les maîtres du grand Temple de Jérusalem et de ses grandioses cérémonies.

Le vêtement de Jean nie radicalement le judaïsme de son temps.

Après avoir regardé Jean, écoutons-le. Il proclame d’abord : « un baptême de conversion en vue du pardon des péchés. »

Là encore il conteste le temple et ses sacrifices d’animaux en vue d’obtenir le pardon des péchés, lors des fêtes annuelles de Pâques.

La grâce de Dieu ne s’obtient plus au Temple, désormais, mais dans la repentance, l’Ancienne Alliance est périmée.

Mais Jean proclame encore quelque chose de plus fondamental. Il proclame qu’un autre va venir, plus fort que lui, et il se retire pour lui laisser toute la place.

Même son baptême d’eau ne reste qu’un acte symbolique bien humain, qui ne protège pas contre le péché.

Mais celui qui vient et son baptême d’Esprit le peut, lui ! Après avoir prophétisé et proclamé l’arrivé de l’Autre qui le suit et qui est plus grand que lui, Jean le Baptiste disparait de l’Évangile.

***

Mais il part en nous laissant une formidable espérance.

Celui qu’il a annoncé va venir.
Nous savons maintenant qu’il a un nom, Jésus-Christ.

Nous savons aussi qu’il nous apporte le pardon de Dieu, gratuit et définitif, sur tous nos péchés.

Nous savons enfin que celui qui vient est le Fils de Dieu, donc Dieu lui-même, qui s’approche pour dire aux humains son amour, sa grâce, et son appel à croire en lui pour pouvoir le suivre dans ses demeures d’éternité où règnent l’amour, la lumière et la joie.

N’est-ce pas, mes frères et sœurs bien-aimés, en ce deuxième dimanche de l’Avent, une vraie Bonne Nouvelle que celle-là, la Bonne Nouvelle du Noël qui vient ?

Amen


Mot de la Présidente

Bien cher(e)s  ami(e)s,

La reprise des cultes au Temple a lieu ce matin, au moment où vous recevez  ce message.

Les différents retours positifs des cultes par courriel ou courrier a conduit le Conseil Presbytéral à poursuivre cette initiative.

En effet, certains d’entre vous ne pouvant pas se déplacer, et les conditions sanitaires étant encore très strictes, nous voulions continuer à partager la Parole de Dieu apportée par nos Pasteurs.

Quelques nouvelles dans notre Paroisse.

Cette semaine, ont eu lieu les obsèques de M. Hervé ARJONA et de M. Augustin GARCIA . 

Mardi 8 décembre à 10 h 30 auront lieu les obsèques de M. Marc CAMP au Temple de Rouvière.

Quelques activités reprennent :

Mercredi 9 décembre : Ecclésiole à la Tourette à 17 h avec le Pasteur Fidy Rakotozafy

Jeudi 10 : culte au Refuge à 15 h

A 18 h, rencontre des Conseillers Presbytéraux du Sud Tarn et du Conseil Régional pour l’évaluation du Pasteur Franck Bergeron, évaluation qui est une étape normale au bout de 5-6 ans dans une Paroisse.

Dimanche 13 : culte intergénérationnel à 10 h 30 au Temple de Rouvière

Annonce de l’Armée du Salut qui recherche des personnes bénévoles pour aider à tenir les Marmites sur Mazamet. Si vous êtes disponibles ou pour toute information, merci de contacter l’officière Geneviève Besson au 06 74 47 84 01

Avec toute mon affection fraternelle,

Josiane Estrabaud, Présidente du Conseil Presbytéral