Culte du 22 novembre

Ce temps de culte a été préparé par
René Farenc, et le Pasteur Fidy Rakotozafy.

Bienvenue à chacun et chacune qui nous rejoignent en ce dimanche matin.

Seigneur, ce n’est pas pour trouver grâce à tes yeux que nous écoutons ta Parole, car tu nous as déjà trouvés et tu nous as tout donné.

Si nous écoutons ta Parole, c’est parce qu’elle nous fait vivre, c‘est parce qu’elle nous console.

Elle est le pain de notre route, la Paix dans nos tourments, la force de nos jours.

Envoie sur nous ton Esprit, pour qu’il ouvre nos yeux et façonnes nos oreilles, pour qu’il emporte nos volontés rebelles ou défaillantes, pour qu’il inscrive ta parole au plus profond de nous-mêmes, et quelle nous accompagne sur nos chemins, chemins semés d’obstacles et d’épreuves mais habités par ta promesse.

Cantique 36,1-2

O Seigneur, ta fidélité
Remplit les cieux et ta bonté
Dépasse toute cime.
Ta justice est pareille aux monts,
Tes jugements sont plus profonds
Que le plus grand abîme.
De la puissance du néant,
Tu veux sauver tous les vivants,
Toute chair, toute race ;
Les hommes se rassembleront,
Autour de toi ils trouveront
Leur paix devant ta face.

Que précieux est ton amour !
Dans ta demeure nuit et jour
La table est toujours prête ;
Et tu nourris ceux qui ont faim
De l’abondance de tes biens
En un repas de fête.
Ta joie est comme un flot puissant ;
A la fraîcheur de ce torrent
Nos cœurs se désaltèrent.
La source de vie est en toi,
Par ta lumière l’homme voit
Triompher la lumière.

Louons Dieu :

Seigneur, en regardant notre monde et le quotidien de nos vies, que de raisons de pleurer, que d’injustices, que de haines, de souffrances et de peurs.

Le malheur semble habiter l’humanité, le désespoir envahit nos pensées.

Et pourtant, au cœur de tout ce qui déstabilise nos vies, tu viens nous rejoindre.

Là où il n’y a que faiblesse et pauvreté, tu viens déposer la force de ta présence, ouvrir
l’espace de ton règne, construire des ponts par-dessus les murs de nos impasses.

Loué sois-tu d’être le Seigneur de la vie du monde.

Loué sois-tu d’être cet ami de l’humanité qui veut renverser, transformer, renouveler
l’existence pour qu’au creux du malheur puisse poindre l’espérance de ce qui rend
heureux.

Loué sois-tu Seigneur.

Cantique 36,3

Maintiens ta grâce aux hommes droits ;
Donne à celui qui vient vers toi
L’appui de ta justice.
Garde-moi de tomber aux mains
De ces méchants, de ces hautains,
De peur que je faiblisse.
Car ils voudraient chasser les tiens,
Les séparer de leur soutien,
De leur seule assurance.
C’est fait ! Tu les as renversés ;
Ils ne pourront se relever.
Gloire à ta délivrance !

Prière avant la lecture de la Bible.

Ouvrir notre Bible et lire les écritures, c’est comme si nous entrions en pleine lumière,
comme si nous quittions l’obscurité, comme si notre Esprit et nos cœurs étaient plongés
tout entier dans une source de fraicheur.

Ouvrons l’Evangile et lisons : aujourd’hui, à chaque fois, c’est le face à face avec Jésus.
Peu à peu, en lisant, en priant, en méditant, nous verrons alors se dessiner son visage,
il deviendra le Seigneur de nos jours, ouvrons l’Evangile et vivons autrement.

Amen

Lecture biblique : Marc 4,35-41

Le soir de ce même jour, il leur dit : Passons sur l’autre rive.
Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmènent comme il était, dans le bateau ; il y avait
aussi d’autres bateaux avec lui.
Survient une forte bourrasque : les vagues se jetaient dans le bateau, déjà il se
remplissait.
Lui dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillent et lui disent : Maître, nous
sommes perdus et tu ne t’en soucies pas ?
Réveillé, il rabroua le vent et dit à la mer : Silence, tais-toi ! Le vent tomba et un
grand calme se fit.
Puis il leur dit : Pourquoi êtes-vous peureux ? N’avez-vous pas encore de foi ?
Ils furent saisis d’une grande crainte ;
ils se disaient les uns aux autres : Qui est-il donc, celui-ci, que même le vent et la mer lui obéissent ?

Prédication

Le journal Parisien a annoncé le 13 Nov 2020 à 21h46 3un avis de tempête sur les concurrents du Vendée Globe.
Théta, une tempête subtropicale, s’est développée depuis quelques jours au sud des Açores (au large du Portugal).
C’est déjà la troisième turbulence climatique que subissent les 33 navigateurs qui ont pris le départ des Sables-d’Olonne depuis le 08 nov.
« J’ai peur,.., je flippe grave, à l’approche de la dépression qui approche racontait la navigatrice Clarisse Cremer ».
Pour ces navigateurs qui font route vers le sud, le choix s’est posé entre affronter Théta, donc se retrouver dans des creux de 6 mètres et un vent de 50 nœuds (90 km/heure), ou la contourner.

Jésus et ses disciples ont dû faire face à une violente tempête lors de leur premier voyage en barque après avoir passé une journée d’enseignement.
Pour marquer leur attachement à lui, ils sont prêts à suivre leur Maitre même le soir tard (la nuit) en traversant la mer.
Or rappelons-nous dans les Psaumes, la mer est une image de la perdition, de la mort qui approche.
Au temps du Christ, la pêche en mer fait vivre la population.
Mais la mer reste un signe d’esprits (esprits impurs), de mort, de menace sur la vie.

Des sortes de tempêtes peuvent s’abattre dans nos vies, menacer nos conforts, remettre en question notre existence et notre foi.
C’est la panique à bord!
Et Dieu dans tout cela, où il est ? que fait-il ? Ne voit-il pas que la barque de notre Eglise est
secouée dans tous les sens ?

La Bible, la nature soulignent que la tempête est un phénomène météorologique violent, naturel que l’on ne peut pas éviter.
Elle fait partie de la vie.
On ne sait pas comment l’arrêter mais seul Dieu a autorité sur la mer (Ps 106,9).
Ici dans ce texte, en menaçant la mer, Jésus agit en tant que Dieu.
C’est sur son identité que l’Evangéliste Marc veut attirer notre attention: « Le charpentier, le fils de Dieu, n’est-il pas le Dieu Sauveur ? ».

Sans chercher un bouc émissaire, un coupable, « à qui la faute », « Pourquoi ?», « ce n’est pas moi, c’est l’autre », puis-je accepter de continuer à vivre, à me battre, à être au service de l’Evangile, de l’autre qu’il y a des tempêtes dans ma vie ?

Naviguons maintenant dans ce récit.

« Passons de l’autre côté de la mer » dit Jésus.
Il est tard, la journée qui se termine a été bien remplie.
Il venait de donner son enseignement à la foule en utilisant plusieurs paraboles, s’efforçant d’expliquer à son auditoire, par des images familières la nature de son royaume et la manière dont son royaume devait s’établir.

De tout le jour, il n’avait pas cessé d’enseigner et de guérir.
Epuisé, il décide de se retirer avec ses disciples sur la rive opposée, en un lieu solitaire.
Marc précise que d’autres barques les accompagnent peut-être remplies de personnes désireuses, comme nous, de voir et entendre encore Jésus.
Vaincu par la fatigue, il s’étend à l’arrière de la barque et ne tarde pas à s’endormir.

Et soudain les éléments vont se déchainer et une effroyable tempête éclate.
Des vagues furieuses soulevées par la bourrasque menacent d’engloutir l’embarcation.
La plupart des disciples sont des marins expérimentés et ont certainement dû, dans l’exercice de leurs métiers, être confrontés à pas mal de tempêtes.
Mais à cette heure, leur force et leur habileté ne leur sont d’aucun secours.
Ils ne sont plus que les jouets impuissants de la tourmente, et la barque précise Marc, commence à se remplir d’eau.

On peut aisément imaginer leur angoisse, assaillis par le doute et par la peur.
Jésus les aurait-il abandonnés ? Ne peut-il maintenant aider ses disciples, celui qui a vaincu
la maladie, le démon, la mort elle-même ? Les oublie-t-il dans leur détresse ?
A l’arrière de la barque, Jésus dort, la tête appuyée sur un coussin comme pour mieux
accentuer le contraste entre ces deux situations.
L’opposition est totale, presque provocante.

Il y a dans ce récit quelque chose de poignant : deux univers distincts,
celui des disciples enfermés dans leur peur, et celui de Jésus enfermé dans son sommeil.
On retrouvera ailleurs cette même situation, mais inversée, au jardin de Gethsémané.
Devant l’échec de leur tentative pour éviter le naufrage, pas d’autre alternative pour les
disciples que celle de réveiller Jésus, avec des mots qui reflètent bien leur inquiétude :
« cela ne te fait-il rien que nous périssions ? ».
Jamais un tel cri n’est resté sans réponse.

« Jésus réveillé », menace le vent, comme ailleurs il menace et chasse les esprits mauvais.
Par la puissance de sa parole, les éléments déchainés vont être ramenés à l’ordre, à la soumission. Il dresse la barrière du royaume de Dieu au milieu de la puissance de la nature révoltée (Ps 107,23-32).

Le vent s’apaise, les vagues se calment. Dans le silence de la nuit, la voix de Jésus va exprimer les reproches faits à l’encontre des disciples : Pourquoi avez-vous eu si peur ? Pourquoi avez vous cédé au désespoir ? Pourquoi avez-vous autant tardé à me faire confiance ?

Les barques qui s’étaient mises en route pour accompagner Jésus, avaient traversé
les mêmes dangers, la peur s’était emparée de ceux qui les occupaient, mais là aussi le commandement de Jésus avait ramené la tranquillité.
Dans le calme qui suivit, ils se dirent les uns aux autres « qui est donc celui-ci auquel même le vent et la mer obéissent ? ».

La puissance de la parole qui apaisa la tempête, c’était la puissance de Dieu.
Jésus n’a –t-il pas dit dans Jean 5,30 « je ne peux rien faire de moi-même ».
De même que Jésus se reposa, par la foi, sur les soins de son père, nous devons nous reposer sur les soins de notre Sauveur.
Si les disciples s’étaient confiés en Lui, ils auraient conservé la paix.
L’incrédulité fut la cause de leurs craintes au moment du danger.
Leurs efforts pour se sauver leur firent oublier Jésus ; c’est seulement alors, que désespérant d’eux-mêmes ils se tournèrent vers Lui.

Combien de fois nous faisons l’expérience des disciples ! Quand éclate la tempête, comme celle, sanitaire, à laquelle nous sommes confrontés actuellement, avec des mots qui s’inscrivent au quotidien dans notre vie, (pandémie, couvre-feu, confinement) et qui nous rappellent les vagues qui nous submergent.
N’oublions pas que nous ne sommes pas seuls pour surmonter l’épreuve.

Réveillons Jésus, notre cri ne sera pas vain.
Même s’il reprend avec tristesse, notre incrédulité et notre manque de confiance, il ne manquera pas de nous venir en aide.
Ainsi, nous n‘aurons rien à redouter si nous avons le Sauveur avec nous.
Une foi vivante au rédempteur calmera les tempêtes de nos vies et nous délivrera du danger
par les moyens qu’il jugera les meilleurs.
Mais même si la tempête ne s’apaise pas, réveillons-nous, gardons confiance et que nos prières montent vers Dieu en tout temps et toute occasion.

Bon vent !
Amen.

Moment musical 609

Offrande :

L’Eglise ne vit que de dons.
Souvenons-nous que notre offrande ne pourvoit pas seulement à des besoins humains,
Elle est aussi une source d’action de grâces envers Dieu, elle est un des signes de nos convictions et de notre engagement.

Merci pour votre générosité.

https://www.eglise-protestante-unie.fr/mazamet-et-alentours-p80882/don

Prière d’intercession

Oh Jésus sois la barque qui nous porte sur l’eau et dans la vie.
Sois le gouvernail qui nous maintient dans le droit cap.
Sois le balancier qui nous soutient lors des épreuves.
Que ton esprit soit le vent dans la voile qui nous fait avancer chaque jour.
Fortifie notre corps pour que nous puissions pagayer avec constance dans le voyage de la vie.
Seigneur, rends nous plus fermes dans notre foi, plus joyeux dans notre espérance, plus actifs dans nos engagements.
Apaise les souffrances et les angoisses de ceux qui traversent la tempête de la vie.
Aide-nous à être des porteurs d’Espérance et lumière aux malades, endeuillés, personnes isolées et en situation de handicap, à tous ceux qui sont en difficulté pour vivre.

Prions encore ensemble,
Notre Père qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta
volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce
jour ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont
offensés. Ne nous emporte pas dans l’épreuve mais délivre-nous du malheur, car c’est
à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire, aux siècles des siècles.

Amen

Message d’envoi

Prends la route.
Ne te lasse pas, cherche et médite, lis et prie,
Dieu place en toi et dans le creux de tes mains, la force, la vie,
la puissance de son Esprit et la joie de sa promesse.

Recevez la bénédiction de la part de Dieu :

Que la paix du Christ, qui surpasse toute intelligence
garde vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.
Amen.

Cantique Arc en ciel 624 « Dans toutes nos détresses »

Dans toutes nos détresses,
Dieu nous protègera.
Soyons dans l’allégresse,
Le Malin s’enfuira.
Il est perdu d’avance,
Malgré fureurs et cris,
Car la toute-puissance
A pour nom Jésus-Christ.

Il promet la victoire,
Le Seigneur, le Dieu fort,
Et son règne de gloire
Triomphe de la mort.
Si l’enfer plein de haine
Redouble de fureur,
Bientôt sa force vaine
Connaîtra son erreur.

Croyons en la parole
Du Dieu de vérité ;
C’est lui qui nous console,
Nous rend la liberté.
Il nous montre la route
De justice et de paix,
Et malgré tous nos doutes,
Nous fait siens à jamais.

Pleins de reconnaissance,
Louons notre Seigneur ;
Peuple de son alliance,
Ayons la joie au cœur.
Il est toujours le même,
Hier, aujourd’hui, demain.
Il combattra lui-même ;
Nous sommes dans sa main.
Ce temps de culte se termine mais nous restons en communion dans la prière.

Bon dimanche. A dimanche prochain !